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La saga de yellow racer, de la passion au dégout
Écrit par Romuald   
15-01-2008

Ou comment les polarités s'inversent.

Opéra tragi-comique en neuf actes.

Acte 1

Revenant du boulot à vélo, un soir de fin juin 2003, je croise une de ces machines à pédalage horizontal sur la piste cyclable. L’effet est maximal car l’engin a bénéficié d’une descente et l’impression de vitesse est énorme. Un déclic vient de se produire et de retour chez moi, je lance les recherches sur la toile.

Je ne tarde pas à découvrir les sites les mieux référencés, celui d’un distributeur et celui d’un particulier belge. Confort, vitesse, sensation de glisse…, les deux sources sont sur la même ligne, pas de fausse note. Ca doit être géant, pourquoi n’y ai-je pas songé avant ?

Maintenant, le mieux serait d’essayer. Mais quel modèle ? Tout de suite le Baron me tape dans l’œil par la pureté de ses lignes alors que le M5LR ne m’enthousiasme pas plus que le Jester, l’un par une ligne lourdingue, l’autre par son siège de machine agricole.

Le site du particulier que je consulte met en garde contre une possibilité de casse du cadre de Baron. Hum, ça ne met pas trop en confiance. Par contre le modèle Fiero de Nazca est décrit comme parfaitement fiable et d’une excellente finition. De plus l’auteur du site déconseille les low racers jugés trop bas et trop dangereux pour routes ouvertes, alors que les « mid racers » semblent un bon compromis, à peine moins rapides mais plus sécurisants. J’envoie un courriel aux distributeurs les plus proches de chez moi en leur faisant part de mon souhait d’acquérir au plus tôt une de leurs machines.

Acte 2

Pas de réponse de la part du distributeur de Bordeaux mais celui d’Angers m’a répondu qu’il dispose d’un modèle qui me conviendrait avec le tarif correspondant, qui de surcroît est disponible en ses locaux. Ca n’a pas traîné, depuis ma découverte du bent il s’est écoulé au plus une semaine et j’ai rendez-vous ce samedi 5 juillet à Angers pour en essayer un.

Essai rapide de l’engin dans le parking Bressigny et je décide de repartir avec car c’est évident qu’il va falloir un moment pour s’y faire. Je suis cependant encore hésitant sur l’adéquation de la machine avec ma pratique plutôt tonique. Je fais part de mes interrogations au revendeur qui m’assure de la parfaite vélocité de ce modèle qui permet, selon lui, de se mesurer sans problème aux vélos de course du dimanche matin.

Petite surprise désagréable au moment de régler le vélo. Les frais de port ne sont pas inclus dans le prix et ils sont ajoutés au dernier moment, sans qu’il en ait été question auparavant. 90,00€ en plus ce n’est pas rien. C’est bien la première fois que je paye des frais de port pour un vélo que je viens chercher au magasin !

Comme nous en avons parlé juste avant, je sais déjà qu’il ne fait pas de remise. Que fais-je, est-ce que je l’envoie balader ? Il ne faut pas perdre de vue que c’est un vélo de démonstration qui n’est pas neuf et qui a déjà une centaine de kilomètres. Si je laisse tomber, ce n’est pas demain la veille que je vais poser mon séant sur ces machines. Je paye le prix fort pour essayer, même si ça passe de travers. L’addition s’élève à 1892 € pour un vélo de démonstration.



Acte 3

J’utilise mon nouveau vélo pendant le reste du mois de juillet, jusqu’à être presque à l’aise avec. Il m’apparaît rapidement que ce vélo, en plus de détails pénibles, ne convient pas à mon utilisation. Trop lourd et pas assez sportif. Les freins V-brakes sont anémiques à cause du montage de jantes qui ne possèdent pas de flancs usinés, pas de possibilité de les remplacer par des disques car ça n’a pas été prévu. Le jeux de direction est bien nommé car impossibilité de ne pas en avoir, quel que soit le réglage. Pas de patte pour le montage d’un dérailleur avant qui permettrait de remplacer le lourd Dual Drive qui avec la suppression du porte-bagages, des garde-boue et le remplacement des roues/pneus permettrait d’alléger l’ensemble.
 
De plus, le réglage de la bôme est au minimum et les manivelles en 175 mm font que j’ai l’impression de faire des enjambées maximales à chaque tour de pédale, la cambrure du siège ne me convient pas et de quelque manière que je règle l’inclinaison, j’ai toujours mal au cou.

La décision est prise de changer de vélo car celui-ci ne correspond pas à ce que j’en attends et les frais occasionnés par le remplacement de toutes les pièces bas de gamme lourdes augmenterait encore le prix démesuré de ce vélo. Avec, je suis beaucoup plus lent dans toutes les situations qu’avec mon vélo droit. Si j’avais possibilité de me dédoubler, je me collerais un vent pas possible en faisant la course.

Je passe alors commande du Baron que j’avais hésité à acheter au début de mon parcours bentistique. J’ai soin, cette fois, de bien vérifier que les composants soient adaptés à ma morphologie. Je ne suis pas vraiment pressé, bien heureusement, car j’ai déjà un vélo couché à disposition.


Acte 4

Après 5 mois de délai, début janvier 2004, je reçois un Baron Comp jaune dans un carton venant directement de Hollande. Déjà rien qu’en le sortant du carton, on se rend parfaitement compte de la différence de poids (14 kg contre 20 kg). Le tarif est peu différent de celui du Fiero, de quoi regretter encore un peu plus les « conseils » du site du particulier Belge : 1984 € avec un siège carbone cette fois.

Le siège en taille M et la position générale me conviennent bien, je suis à l’aise tout de suite. Pour s’adapter à ma petite taille l’avant du cadre est raccourci de 5 cm, ce qui fait que j’ai un peu de marge de réglage au niveau de la bôme.

La ligne de chaîne est bizarroïde du fait du montage d’un boîtier de pédalier de 128 mm. J’effectue le montage, qui se limite à l’ajustement de la longueur de bôme (un coup de scie) au montage de cette dernière sur le cadre et à l’ajustement de la longueur de chaîne. Je fais une sortie avec les roulettes de contournement de la roue avant et je passe la chaîne en retour direct en changeant le pédalier et le boîtier par la même occasion.

Il faut dire qu’avec la largeur de ce dernier, il est impossible d’aligner quoi que ce soit. La faculté de prendre les virages serrés en prend un sérieux coup mais ainsi la ligne de chaîne est parfaite, tout fonctionne impeccablement et ça freine terrible. Revers de la médaille, les manivelles peuvent venir au contact de la roue avant.

Le souvenir du côté poussif de mon précédent vélo s’efface d’un seul coup. Je suis impressionné par la facilité pour atteindre 40 km/h compteur en quelques coups de pédales ; plus besoin de trois kilomètres pour se lancer. D’un autre côté, je ne suis pas sûr que mon envie ait résisté à une aussi longue attente, si je n’avais déjà eu un autre vélo couché pour patienter.

Acte 5

A l’usage il apparaît « quelques désagréments » fâcheux. Les manivelles viennent parfois au contact de la roue avant et la chaîne vient frotter sur le pneu lors des virages serrés avec parfois un déraillement à la clef. Pas des plus rassurants, surtout quand on reste planté au beau milieu de la circulation.

Autre sensation peu agréable est celle de légèreté et sensibilité excessive de la direction, en plus des mouvements oscillatoires à haute vitesse dans certaines circonstances. Je suis persuadé que ça vient de ma petite taille qui occasionne une répartition de masse loin d’être idéale. Le vélo est bien et marche super mais ça pourrait être mieux en solutionnant ces désagréments.

Acte 6

Ayant eu l’occasion d’essayer le vélo de Loumi, un Baron XS inédit jusqu’ici, je suis convaincu que celui-ci me conviendrait d’avantage et serait mieux équilibré pour ma taille. Début mars 2006, je prends contact avec le revendeur de Bordeaux, d’abord pour avoir des informations, puis pour me porter acquéreur d’un Baron XS de démo qui est proposé à la vente sur son site. Celui-ci me convainc alors d’opter pour une série spéciale à venir fin du printemps, réalisée en aluminium de 2 mm, plutôt que pour le vélo disponible.

Commence alors une série de discussion et palabres diverses pour l’acquisition d’un kit cadre dont j’arrive, à force de relances, à passer officiellement commande par l’envoi d’un chèque de réservation début mai. La livraison, en principe, est prévue fin juin 2006, juste avant le début des vacances en somme. Il me semble m’y être pris suffisamment à l’avance pour exprimer mon souhait et m’être bien fait confirmer que le délai serait tenu pour officialiser la commande. Mais plus on se rapproche de la date d’échéance et plus j’ai la désagréable impression d’être mené en bateau.



Evidemment ce qui devait arriver, arriva et au lieu de fin juin la date de livraison initiale fut reportée à début septembre. Mettant ainsi fin à mes espoirs d’utiliser ce nouveau vélo pendant les vacances maintenant très proches.

Mi août, prise de contact par courriel du revendeur qui me demande de re préciser ce que je veux exactement. J’ai eu la mauvaise idée de demander, un mois et demi plus tôt, s’il serait possible d’avoir un vélo tout monté aux spécifications « slim fast » plutôt qu’un kit cadre. La réponse fut négative et il me semblait bien avoir déjà confirmé la commande d'un kit cadre avec une livraison reportée de fin juin à semaine 35, soit fin août 2006.

Le 5 septembre, nouveau contact courriel du revendeur pour me demander mon adresse précise (elle était pourtant sur la lettre de commande expédiée 4 mois plus tôt ! ! !).

Le 12 septembre 2006, je trouve l’avis de passage d’un transporteur pour un colis venant de Hollande, le dénouement est enfin proche.

Acte 7

Après une attente aussi longue et les balades en bateau qui l’ont agrémenté, je n’ai plus aucune envie de monter ce vélo. Initialement j’avais envisagé de réaliser un assemblage « light » avec des composants légers mais solides, pour qu’il y ait une différence vraiment notable avec mon vélo actuel.

J’ai bien ouvert la carton et sorti le contenu et tout est retourné dedans aussi rapidement après un montage factice. Il me faut une semaine entière avant de me décider à le monter après la découverte du peu de soin qui a été apporté à l’ensemble des soudures du vélo. Ce sont majoritairement des gros pâtés et la palme revient à la jonction des haubans arrière avec le cadre : là il n’y a pas de soudure du tout, mais des trous béants. Je suis anéanti.

De plus, la potence de X-Low qui a été livrée avec le vélo ne permet pas son utilisation. Son angulation abaisse beaucoup trop le guidon vers le torse. Pour pouvoir rouler il faut incliner le siège au maximum et cette position est beaucoup trop inconfortable. Je fait part de ce « détail » au revendeur qui en profite pour me réclamer le solde. C’est là aussi que je découvre qu’un kit cadre de baron est livré sans mousse de siège, donc celle commandée est facturée au titre des pièces de rechange et non à celui des options (prix plein pot donc).

Acte 8

15 jours plus tard, aux environs de mi-octobre 2006, je reçois une nouvelle potence compatible avec le vélo, venant directement de Hollande. Lors d’un nouvel échange courriel, on me demande de retourner l’ancienne potence sinon il y aura facturation. Je me permet de solliciter un avis sur les « soudures qui ne respirent pas la robustesse » à l’aide de photos jointes. Réponse : « pour la robustesse cela ne me semble pas un probleme mais il est vrai que j'ai vu des soudures plus jolies chez optima qui en général font plutot trop que pas assez. je transmets la photo à edoardo mais je pense que c'est juste esthetique ».



Acte 9

La réponse je l’attendrai encore si je n’avais pas relancé, 1 an plus tard, en vue d’arrêter les frais et de me séparer de ce vélo. Il n’est pas question pour moi de vendre un vélo dans cet état. Ca n’a pas l’air de gêner plus que cela le revendeur, moi si.

Je tente par deux fois un dialogue directement avec l’usine par messagerie électronique à deux semaines d’intervalle. Pas de réponse. Ultime tentative d’obtenir enfin l’application d’une quelconque « garantie », pour peu que ceci ait un sens pour le revendeur qui semble faire la sourde oreille depuis le début. J’envoie une lettre recommandée de mise en demeure avec le rappel des faits et de la réglementation en vigueur concernant les garanties légales et recours à propos des vices de fabrication.

J’obtiens une réponse par courriel le 30 novembre 2007 qui me conseille de prendre contact directement par téléphone plutôt que de me cacher derrière un ordinateur. Il n’a pas fallut plus de quelques minutes après lecture pour être en liaison téléphonique avec le bassin d’Arcachon. Là on m’explique que le forum bleu et moi-même avons contribué à répandre une mauvaise image du vélo couché au lieu d'en assurer la promotion.

Je rappelle alors simplement que ce n’est pas moi qui fait la pluie et le beau temps où que ce soit, qu'en tant que particulier je n'ai aucune obligation envers le "milieu" vélo couché en France,  qu’une association vouée à la promotion existe, que si des manques en terme d'image se font sentir qu'il ferait mieux de voir ça avec cette dernière et qu'enfin je ne vois pas le rapport avec l’application d’une législation censée protéger les consommateurs des malfaçons.

Il m’est répondu que mon cadre a été déclaré conforme par l’usine, ce que j’apprends à ce moment même. Normalement, il n’y a pas lieu de le remplacer d'après le revendeur, mais à titre commercial exceptionnel, il pourrait faire un geste. Mais pour que geste il y ait, il faut qu’il soit motivé. Et mon attitude visiblement ne le motive pas.

 "je pense que c'est juste esthetique", sauf qu'une modélisation volumique sous SolidWorks '07 et une simulation de résistance réalisée à l'aide du module de statique Cosmos montre des contraintes qui sont localisées précisemment où les soudures sont défaillantes. Quand vont-elles lâcher? A 80 km/h en descente ou sur un nid de poule sur une départementale surchargée de camions?

Il m’est proposé le marché qui consisterait à aligner le ton du forum bleu sur celui à la teinte « radieuse » en modérant toute critique à l’égard des revendeurs et des marques et en faisant activement la promotion du vélorizontal. En échange de cette conduite « raisonnable », j’aurais éventuellement droit à l’échange de mon cadre « Hand Made in Holland » contre un dernier cadre « Designed in Holland » mais fabriqué à Taiwan.

A noter, en passant, que je ne pourrais pas utiliser ce cadre qui serait beaucoup trop grand pour moi. Plus aucun Baron n’est accessible aux petites tailles et le XS ne fait plus partie de la gamme.

EPILOGUE

Il est simple l'épilogue, c'est toujours dans le même état et je suis à présent sûr que ça ne se réglera jamais.

 

QUELQUES PRATIQUES COMMERCIALES QUI ONT LE DON DE M’EXASPERER

  •     Les frais de port :

C’est bien la première fois qu’on me demande de régler les frais de port pour faire venir un vélo de l’usine, qui plus est quand je viens prendre livraison de celui-ci directement au magasin.

Ces frais sont retirés du prix réel du vélo mais au moment de régler l’addition ils seront bien présents pour l’alourdir.

Les seuls frais de port qui devraient être demandés sont ceux occasionnés par le transport du vélo depuis le magasin du revendeur jusque chez l’utilisateur final.
  •     La livraison en direct depuis l’usine :

A quoi servent les revendeurs si c’est juste pour enregistrer les commandes ?

Par ailleurs, le Décret no 95-937 du 24 août 1995 relatif à la prévention des risques résultant de l'usage des bicyclettes stipule dans son Art. 7 que « les bicyclettes ne peuvent être livrées au consommateur final, louées, mises à disposition dans le cadre d'une prestation de services ou distribuées à titre gratuit qu'entièrement montées selon les règles de l'art. Elles doivent être également entièrement réglées. ». Ce qui peut paraître assez normal du fait que tout un chacun n’est pas forcément compétent pour assurer ces opérations pourtant garantes de la sécurité.

Comment faire quand le vélo arrive directement de l’usine et donc sans que le revendeur n’ait pu faire la moindre préparation ?

Comment régler ultérieurement les problèmes de garantie si le revendeur n’a pas contrôlé l’état du vélo avant livraison au client ? C’est d’autant plus crucial que les producteurs de vélos couchés semblent dépourvus de structure de contrôle qualité.

  •     Les délais de livraison :
Quand on veut acheter un Quest, le délai d'attente est long mais il est connu à l'avance. Quand on veut acheter certains vélos couchés, on vous annonce d'abord un délai relativement court qui est ensuite repoussé de plusieurs semaines sous différents prétextes plus ou moins valables.

Ne serait-il pas préférable de donner un délai réaliste et d'avertir ensuite les clients si celui-ci doit évoluer en cours de route?

  •     La mauvaise foi, la défiance et la négation systématique des malfaçons et erreurs de conceptions :

Ce n’est pas comme cela que le produit va s’améliorer. A l’heure d’Internet il devient de plus en plus difficile de faire croire à chaque client que le problème qu’il rencontre est unique.

  •     Les adaptations hasardeuses pour tenter d’ajuster les vélos aux morphologies utilisateurs :
Pour limiter les coûts, il n’y a bien souvent qu’une seule taille de cadre. Seule la bôme réglable et la taille du siège permettent une adaptation au cycliste. Celles-ci le sont dans une fourchette limitée et « le même vélo qui s’adapte aux utilisateurs de 1,60 à 2,00 m » est une parfaite vue de l’esprit. Il faut bien être clair, quelqu’un qui mesure moins de 1,80 va être limité dans ses choix.

Les revendeurs qui voient là un potentiel qui va leur échapper, opèrent des « adaptations » pour élargir la clientèle. Siège avancé, cadre raccourci… ne sont que des pis-aller qui peuvent très bien transformer l’équilibre du vélo en le rendant instable et dangereux à conduire.

Pour adapter les vélos aux différentes morphologies, il n’y a pas d’autres solutions que de décliner les cadres en plusieurs tailles, à l’image de ce qui se fait dans le domaine du vélo droit.

Il serait d'ailleurs souhaitable que les revendeurs fournissent des indications fiables à chaque nouvel acquéreur pour lui permettre de régler au mieux son vélo sans risquer des tendinites ou autres pathologies comme c'est encore trop souvent le cas.

  •     Les équipements de sécurité indispensables :

Le rétroviseur est indispensable, il doit être fourni impérativement avec le vélo et non vendu en sus comme une vulgaire option.

Dans le domaine pourtant crucial du freinage, on a là aussi droit à de l'improvisation : montage de composants incompatibles entres eux qui ramènent le système de freinage au rang d'accessoire purement décoratif.

D'ailleurs le législateur commence à jeter un oeil sur la question, comme l'atteste la réponse portée au Journal Officiel des débats parlementaires de l'Assemblée nationale du Mardi 19 janvier 2010, sur la question du 3 novembre 2009 de Mme Annick Le Loch qui attirait l’attention de M. le secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme des services et de la consommation sur les conditions d'application du décret n° 95-937 relatif à la prévention des risques résultant de l'usage des bicyclettes.

Pour des bicyclettes résultant d'un assemblage réalisé « à la carte » à partir d'un cadre produit en série, de telles productions pourraient combiner des pièces et équipements susceptibles, par une association éventuellement malvenue car non éprouvée, de représenter un risque pour l'utilisateur, et ce alors même que chaque composant de ladite bicyclette aurait, pris isolément, satisfait aux exigences de sécurité.

 

Après de telles mésaventures et les avantages plus que discutables du vélo couché, ne vous étonnez pas de me croiser dorénavant à vélo droit sur les routes de la région.

Apparemment je ne suis pas le seul. Si la langue de Shakespeare ne vous rebute pas, je vous recommande la lecture d'un article intéressant qui dit en substance que "le vélo couché ne solutionne pas les soucis de confort des personnes qui n'en ont pas à vélo droit " :

http://kentsbike.blogspot.com/2008/01/why-doesnt-everyone-ride-recumbents.html

 
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